mercredi 6 janvier 2016

Bye bye New Zealand !

30 décembre 2015 au 6 janvier 2016

Nous avons passé le nouvel an dans un village de montagne, Tuai, connu pour être une place forte du militantisme politique maori. La tribu locale n'avait pas signé le traité de Watangi (1840) entérinant la colonisation britannique et ce n'est qu'en 2013 qu'un accord a été trouvé pour une indemnisation et une restitution de terres. La route théoriquement "nationale" qui y passe (State Highway n°38, Rotorua-Wairoa) est encore une piste non goudronnée sur une centaine de kilomètres. Pendant longtemps, les villageois s'étaient opposés à la construction même d'une route pour préserver leur tranquillité et leur mode de vie. Pour la même raison, ils ont en revanche soutenu la création du parc national voisin Te Urewera qui garantit la préservation de la forêt. Maintenant, ils souhaiteraient que la piste soit goudronnée mais cela tarde, semble-t-il pour des raisons budgétaires.

La forêt du parc Te Urewera est très belle, même sous la pluie ou l'épaisse couche de nuages avec laquelle nous avons partagé notre séjour.

La "State Highway n°38" dans la traversée du parc:


Fougère arborescente "ponga" (silver fern, l'emblème des All Blacks)


"Neinei" (Dracophyllum latifolium, pineapple shrub)



 Petite touriste devant un vénérable "rata" (banyan local) d'au moins 600 ans


Le centre du parc est occupé par le grand lac Whakaremoana


On nous avait annoncé une nuit du nouvel an agitée du fait de l'animation locale. Elle a en fait été très paisible.

Redescendus sur la côte Est, nous traversons une forêt de "nikau", les palmiers locaux


avant de remonter dans la région volcanique de Rotorua, où nous rendons visite au grand geyser local, le Pohutu:

 Source chaude voisine
 Les Maoris utilisent ces sources chaudes pour cuire leurs aliments dans un panier immergé suspendu à un filin

Comme à Taupo, les parcs volcaniques de Rotorua sont administrés par les Maoris et intègrent des sculptures:
 
 et des reconstitutions de villages
 


Notre dernière étape néo-zélandaise est Auckland,où nous posons nos valises deux jours avant de nous embarquer pour le Chili. Nous visitons la ville très rapidement, plus intéressés par les îles et les plages voisines que par les gratte-ciel de la ville.

Nous passons ainsi une journée sur l'île de Rangitoto, crée par une éruption volcanique il y a seulement 600 ans et couverte de coulées de lave

Auckland vue depuis le sommet de l'île
 

 Entrée d'un tunnel de lave (que le sentier traverse sur une cinquantaine de mètres!)
 
 Fleurs de pohutukawa, arbre qui adore les coulées de lave (l'île de Rangitoto en abrite la plus grande forêt de Nouvelle-Zélande)


Nous passons notre deuxième journée "aucklandaise" sur les plages de la mer de Tasman à l'Ouest d'Auckland.

Les rochers au dessus de la plage de Muriwai abritent une importante colonie de fous de Bassan (gannets)
 

Les oiseaux blancs au bec jaune sont des adultes, les gris sont des jeunes, presque aussi gros mais qui ne savent pas encore voler.

Les adultes,

 en revanche, ont tout de l'avion
 























La plage de Muriwai:



Après Muriwai, nous visitons les plages voisines de Piha:



 et de Karekare, où a été tourné "The Piano"


Le prochain article sera posté de Terre de Feu ou de Patagonie, le rythme de publication risque de se ralentir car nous n'aurons pas toujours de liaison internet.



samedi 2 janvier 2016

Volcans

26 au 29 décembre

Nous quittons le Taranaki sous un beau soleil



pour nous diriger vers l'ensemble volcanique du plateau central de l'île du Nord. En route, nous visitons une des grottes de Waitomo, qui abrite une immense colonie de vers luisants, qui scintillent au dessus de nous comme un ciel étoilé lorsque nous parcourons en barque la rivière souterraine de la grotte. Les photos de l'intérieur étant interdites pour ne pas perturber les vers luisants, voici une photo de notre batelière repartant vers l'intérieur de la grotte après nous avoir déposés à la sortie:



Nous arrivons sur le plateau en vue du point culminant de l'île, le Ruapehu (2797m)



mais c'est vers son voisin, le Tongariro, que nous allons randonner. Le Tongariro est un volcan complexe à plusieurs sommets, dont le plus récent, le Ngauruhoe (2287m), arbore un profil inquiétant à souhait (c'est le "Mont Doom" du "seigneur des anneaux")



La traversée du Tongariro ("Tongariro Crossing") est une randonnée d'une grande journée (7-8h) très courue aussi bien des Néo-Zélandais que des touristes étrangers car elle se déroule en grande partie dans un désert de lave étrange (A l'intention de Donatienne: je t'ai répondu trop vite qu'il n'y avait pas de désert en Nouvelle-Zélande, nous en avons quand même trouvé un, même s'il y pleut souvent).



Arrivant du Taranaki où nous étions seuls, il nous faut nous acclimater à la progression en troupeau/procession



mais le paysage en vaut la peine



La baignade n'est pas recommandée dans ces lacs dont la couleur vient d'émissions volcaniques diverses...

 

En nous retournant, alignement de cratères



Et devant nous, au second plan à une cinquantaine de kilomètres quand même (excuse du photographe pour le flou de la photo), le grand (650 km2) lac Taupo, créé il y a 25 000 ans par l'explosion d'un volcan géant.



Outre les volcans et le grand lac, la zone volcanique active dite "de Taupo" comporte de nombreuses zones géothermiques avec fumerolles, geysers, sources chaudes et boues bouillonantes. Certaines sont actuellement exploitées pour produire de l'énergie, d'autres sont ouvertes au tourisme. Nous en avons visité quelques unes.

Boue (bulles et château):



Fours infernaux



Petit lac chaud


Marais fumant



Terrasses colorées


Terrasses sculptées


Piscines d'eau chaude ouvertes à la baignade (35-40°, très agréables) directement alimentées par un ruisseau d'eau bouillante



Ces zones géothermales sont depuis longtemps connues des Maoris, nombreux dans cette région, et ce sont eux qui gèrent l'activité touristique, la visite intégrant parfois des éléments culturels:


Sur le plan industriel, la géothermie représente environ 15% de l'énergie du pays. La principale centrale est celle de Taupo (Wairakei). Cet énorme nuage, pris en photo depuis notre hôtel un jour de grand beau, venait de la direction de la centrale mais c'est peut-être un hasard...



Commentateur météo inquiet (il vient du pays des centrales nucléaires...)



L'aménagement hydroélectrique du fleuve qui sort du lac Taupo, le Waikato, représente également environ 15% de la production énergétique du pays (part de l'hydroélectricité dans son ensemble: plus de 50%).

D'abord paisible à sa sortie du lac


le Waikato ne tarde pas à s'engouffrer dans un tunnel de lave de seulement 10m de large



et en sort par une chute écumante (Huka Falls), un des sites les plus visités du pays



Un long article pour une région qui nous a fait bon accueil puisque pendant ces 4 jours entre Taranaki, Tongariro et Taupo, le soleil a brillé en permanence.

Bonne année à tous!